
Dans le biathlon, nombreuses sont les familles qui arrivent à placer plusieurs membres de leur lignée dans les startings blocks voir même sur les podiums. Quand les pistes ressemblent à des réunions de famille
Pour cette nouvelle Coupe du monde de biathlon, de nombreuses familles seront sur les pistes. Si en général ce sont des histoires familiales avec le biathlon dans les veines, le hasard peut également être présent. Cependant dans toutes ces histoires, l’aînée à servi de pionnier et d’exemple.
Les Claude, une histoire de famille
Florent pour la Belgique et Émilien ainsi que Fabien pour la France, la famille Claude est très bien représentée sur le circuit de biathlon. Le premier cité est devenu en 2012, vice-champion du monde de sprint junior, pendant que le dernier a remporté une médaille d’argent aux Jeux Olympiques 2022. Cette success story s’explique par le patrimoine génétique familiale. La mère, Christine, multiple championne de France de ski de fond, présente au départ des premiers championnats du monde de biathlon en 1984 à Chamonix en Haute-Savoie, explique comment la fratrie a débuté dans ce sport. “Florent m’a suivi sur les courses de ski dès l’âge de 8 ans, mais il était aussi attiré par la moto de trial, le VTT ou encore le BMX. Il a eu jusqu’à sept licences ! Dans les Vosges, le seul pôle espoir était celui du lycée de Gérardmer en nordique, c’est la raison pour laquelle il s’est orienté vers le fond, puis le biathlon. Fabien a fait les mêmes activités que son frère et Émilien, qui s’intéressait plutôt à la musique, a finalement décidé de faire du biathlon.” explique la mère de famille à un entretien au site Nordic Mag.
Les Chevalier, une histoire de relais
Aujourd’hui âgées de 31 et de 29 ans, les sœurs Anaïs et Chloé Chevalier partagent le même rêve : disputer ensemble un relais et pourquoi pas ramener une médaille. Pourtant, rien ne les prédestinait à partir dans la direction du biathlon, découvert à l’école primaire : “Au début, je n’étais pas emballée mais quand on commence à gagner ça aide” s’amuse l’aînée lors d’un entretien. Si pour le moment c’est en ski de fond qu’elle excelle, Anaïs rencontre Thierry Dusserre, conseiller technique régional, qui lui fait découvrir le tir. Cette découverte l’amène au lycée ski-études à Villard-de-Lans en Isère. De son côté, Chloé a suivi le chemin de son aînée et a pris son relais : “Je faisais de l’athlétisme, beaucoup de cross. Mais le week-end, on accompagnait Anaïs au ski de fond. Et puis, c’est rassurant de faire comme sa sœur, plutôt que d’emprunter un chemin inconnu. J’allais la voir à l’entraînement. J’ai testé et j’ai accroché.” Si leur rêve est bien de partager un podium sur un relais olympique, en Coupe du monde elles ont même partagé la première place à trois reprises.
Les Botet, une histoire héréditaire
Si son père est entraîneur de biathlon, l’un des premiers de Martin Fourcade, Paula Botet est dans la lignée de sa mère, Véronique Claudel, championne olympique lors des Jeux d’Albertville de 1992. Avec ce sport qui coule dans ses veines, la biathlète de 23 ans le pratique depuis l’âge de 10 ans. « Elle n’a pas forcément eu une progression linéaire, il y a eu des périodes d’échecs et de doutes, mais elle est très persévérante et elle a toujours su se relancer pour trouver les solutions », résume son père, Yannick Botet lors d’un entretien sur France 3. Après de bons résultats en IBU Cup, avec 13 podiums, dont trois victoires et une troisième place au classement général, elle a découvert la Coupe du monde il y a deux saisons. « C’est très encourageant, car elle a une belle marge de progression et qu’elle va forcément de mieux en mieux appréhender ce circuit qu’elle ne connaissait pas”. Paula avance dans les traces de sa mère, mais il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir. En effet, Véronique Claudel est double médaillée olympique et compte quatre podiums mondiaux. Pour aller dans ce sens, Paula a eu la chance de participer aux Jeux de 2022 avec en ligne de mire les Jeux Olympiques d’hiver 2026 qui auront lieu en Italie sur les pistes d’Anterselva.
Les Guigonnat, une histoire de fierté familiale
Pilier de l’équipe de France, Antonin Guigonnat va participer à sa douzième Coupe du monde de biathlon. Pendant ce temps, sa sœur, Gilonne, va elle disputer sa troisième saison. Si elle a excellé dans la catégorie inférieure, avec une deuxième place au classement général, elle s’est révélée au grand public lors de la dernière course de l’année 2023-2024, avec une troisième place. De son côté, le grand-frère est déjà monté six fois sur la boîte mais jamais sur la marche la plus haute. Cependant, sa fierté est de voir débarquer sa cadette dans le grand bain : “Avec sept ans d’écart, ce n’était pas gagné qu’elle décroche sa sélection et que, dans le même temps, je continue à être à ce niveau-là donc c’est cool de voir qu’elle a le niveau pour prendre la voie où le biathlon peut devenir son métier.” Un sentiment partagé par la biathlète de 26 ans : “C’est super cool d’avoir ce genre de choses en famille” conclut Gilonne, lors d’un entretien à Nordic Mag.
Nathan Rayaume


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