Ce jeudi soir, l’équipe de France dispute son premier match du tournoi principal de l’Euro de handball contre la Roumanie, à Debrecen (Hongrie). Une rencontre permettant de faire le point sur l’attaque des bleues, jugée insuffisante pour espérer glaner le titre européen.

Les choses sérieuses commencent pour les filles de Sébastien Gardillou. L’équipe de France va entamer le tour principal de l’Euro 2024 de handball, avec un duel face à la Roumanie. Après avoir gagné leurs trois premiers matchs, les joueuses peuvent déjà tirer quelques enseignements. Le premier mène à une attaque encore perfectible. Avec 87 buts inscrits, l’équipe de France se trouve à la 5ème place du classement des attaques. Face à l’Espagne (24-22), elles ont peiné à trouver de l’efficacité. Contre le Portugal (28-16), la tendance s’est répétée avec une réussite de 58% au tir. Pour Bérengère, rédactrice chez Handteam, média spécialisé dans le handball féminin, les solutions sont vite trouvées : “ On sent que les joueuses manquent de solutions et que personne n’accompagne les actions. Je pense qu’il faut davantage tourner le ballon et donner plus de responsabilités aux arrières.” 

Pourtant, les tricolores sont dirigées par un adepte du jeu offensif. En 2023, Sébastien Gardillou avait entamé une refonte du jeu offensif. Son principal fait d’armes : avoir donné plus de liberté aux ailières et pivots. Cet équilibre a mené les Françaises à la victoire lors de la coupe du monde 2023. Sarah Bouktit, la jeune pivot de 22 ans , s’était montrée dithyrambique dans les colonnes du journal l’Équipe : “ C’est un génie franchement. Tout le travail offensif qu’il a su faire à huit mois du Mondial, je trouve cela exceptionnel.” Malgré tout, les joueuses montrent du déchet qui devra être gommé pour espérer soulever la coupe.

Un turnover important pour l’équipe de France de handball

Pour remédier à ce problème offensif, Sébastien Gardillou a tenté des choses. Pour Bérengère, un turnover important s’est fait remarquer : “ Le sélectionneur a fait le choix d’alterner les joueuses pour donner du temps de jeu, travailler différentes combinaisons et tester des schémas tactiques variés.” Sarah Bouktit s’est d’ailleurs démarquée lors du troisième match de la première phase contre le Portugal. Peu utilisée depuis le début de la compétition, elle a marqué 5 buts sur 6 tirs tentés face aux Portugaises. En ajoutant ses 4 passes décisives, elle a grandement influé sur le jeu offensif de son pays. Une alternative fiable à ses partenaires pivots, Oriane Ondono et Pauletta Foppa, pour améliorer ce secteur en difficulté.

Des gardiennes de l’équipe de France au niveau de l’Euro 2024

Si l’attaque ne carbure pas, les gardiennes flambent. Le trio s’impose comme le véritable point fort de l’équipe de France. Il totalise le plus gros pourcentage d’arrêts du tournoi (42,57%). Laura Glauser contre la Pologne, lors du premier match, et Floriane André contre le Portugal ont reçu le titre de joueuse du match. De son côté, Hatadou Sako s’est montrée déterminante contre l’Espagne. Originaire du Mali, la gardienne de 28 ans a effectué 5 arrêts à 50%. Des performances qui cachent certains errements défensifs, selon Bérengère : “ On possède des joueuses de talent, mais la solidité défensive n’est pas encore à la hauteur des attentes. Les adversaires arrivent à exploiter nos faiblesses. Heureusement, les failles ne se voient pas trop grâce au niveau énorme des gardiennes.”  

Le temple est bien gardé, les attaquantes devraient s’en inspirer pour porter la sélection française sur le toit de l’Europe. 

Dimitri Dehaene

 



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