Photo d’un chantier Daniel Moquet en bitume drainant. Photo  © DR

Le caractère éco-responsable des marques est aujourd’hui scruté par bon nombre de clients. Les entreprises doivent donc innover pour réduire leur impact sur environnement et ainsi rester compétitives. Plongée au cœur d’une de ces entreprises françaises éco-responsables : Daniel Moquet.

« Daniel Moquet signe vos allées ». Telle est la devise de cette entreprise d’aménagement des espaces extérieurs. À l’origine de cette franchise présente partout en France et en Belgique : un homme, Daniel Moquet, qui crée son entreprise en 1977. Il développe un concept d’aménagement des allées des maisons individuelles, dans lequel il se spécialise au cours des années 90. Il développe une méthodologie spécifique et créée des produits innovants avec des industriels du secteur. Avant d’élargir son activité aux cours et aux terrasses à partir de 2003. Aujourd’hui, le réseau dispose de pas moins de 260 agences et près de 2 500 salariés, entre la France et la Belgique

Pavés, dallages, gazon synthétique, béton, ou encore enrobé, Daniel Moquet dispose d’un vaste éventail de matériau pour satisfaire les projets de ses clients. La marque insiste sur le fait qu’une bonne partie de ses produits est fabriquée en France. L’entreprise, soucieuse de son impact sur l’environnement, a même créé un indice écologique en mars 2024 : le “DM score”. Une méthode inspirée par celle de l’agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Cet indice permet de comparer l’impact environnemental et social des différents produits proposés par la marque. Cet indice place les produits en 4 catégories : A, B, C et D, de l’impact le plus faible à l’impact le plus fort.

Une vaste grille de critères

Afin d’obtenir ce classement, chaque produit a été étudié selon la même méthodologie, prenant en compte de très nombreux critères. Cette méthodologie se décompose en deux évaluations. D’abord, l’évaluation quantitative, qui mesure l’impact environnemental du produit sur la totalité de son cycle de vie. Pour cela, elle prend en compte : la matière première, la façon dont elle est approvisionnée jusqu’au chantier, sa mise en œuvre (utilisation d’engins, trajets divers…) et la fin de vie du produit (est-il recyclable ?). Ensuite, vient l’évaluation qualitative, qui évalue le produit selon des critères complémentaires, ou encore des critères de pénibilité lors du chantier. On évalue alors le caractère drainant du produit, s’il contient du plastique, la pollution lors de sa pose, la manutention ou encore le bruit.

Une fois tous ces critères étudiés, chaque produit est noté sur 10, puis cette note est convertie en une lettre : “A” pour ceux ayant obtenu une note entre 7/10 et 10/10, “B” pour les notes allant de 6/10 à 7/10, “C” pour celles allant de 4/10 à 6/10 et “D” pour celles inférieures à 4/10. Ces notes peuvent varier et sont régulièrement mises à jour. Par exemple, dans le cas où l’approvisionnement d’un produit, dans une région donnée, est amenée à changer.

L’impact environnemental est quant à lui évalué par plusieurs critères : les émissions de CO2, l’acidification des sols, l’eutrophisation aquatique [apport excessif d’éléments nutritifs dans les eaux, entraînant une prolifération végétale, un appauvrissement en oxygène et un déséquilibre de l’écosystème, Ndlr] et la formation d’ozone photochimique [polluant atmosphérique, Ndlr].

Plus vert, mais pas plus cher

Mais alors, quel produit arrive en tête du classement écologique de Daniel Moquet ? « C’est l’alvéostar, un gravier stabilisé drainant, qui a le meilleur score DM, avec 8,5/10. Il représente 18 % des ventes au niveau national », explique un franchisé Daniel Moquet implanté en Bretagne depuis plus de dix ans. Ces produits “plus écologiques” sont-ils plus chers à l’achat ? « Non. À 30 euros du mètre carré, l’alvéostar n’est pas notre produit le plus cher. Il n’y a pas de lien entre le prix du produit et sa note DM », souligne-t-il.

Selon ce gérant, la mise en place de cette grille de critères écologiques a permis de se rendre compte que certains produits sont plus “verts” qu’on pourrait le penser de prime abord. « Le bitume drainant, par exemple a obtenu la note de 6/10, car il se recycle entièrement et parce qu’il est fabriqué à partir de matériaux toujours disponibles localement », ajoute ce franchisé. Malheureusement, les produits n’obtiennent pas tous de bonnes notes. « Parmi ceux qui sont les moins bien classés, on trouve le béton, bien sûr, parce que sa fabrication est très coûteuse en eau, parce qu’il est responsable d’importantes émissions de CO2 et enfin parce qu’il détruit les infrastructures naturelles une fois posé », analyse le chef d’entreprise. 

Autre geste écolo : la franchise vous offre quelques conseils pour entretenir son jardin et ses espaces extérieurs de façon plus respectueuse plus l’environnement. Parmi leurs recommandations pour lutter contre les mauvaises herbes : des désherbants écologiques sans glyphosate, l’utilisation du bicarbonate de soude, d’un mélange de vinaigre et de sel ou encore d’eau chaude. Car l’eau chaude agit comme le feu en faisant éclater le contenu des cellules de la plante.

Pauline Darrieus

5 ISFJ PE

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