Alors que les Jeux Olympiques et Paralympiques ont fermé leurs portes il y a peine 5 mois et que le sport était sur le devant de la scène, le budget de ce dernier devrait être en baisse en 2025. Pour le plus grand malheur des sportifs qui n’ont pas hésité à monter au créneau.

Depuis plusieurs mois, les projets de loi sur le budget 2025 sont discutés au cœur de
l’Assemblée Nationale. Si elle a déjà eu la peau de l’ancien Premier ministre, Michel Barnier, cette fois-ci elle semble bien partie pour être adoptée. Cependant, la France insoumise a déposé une motion de censure qui sera votée ce 5 février. D’après les dernières annonces et rumeurs, cette motion ne devrait pas aboutir. En cause, un manque de voix pour, suite au choix des députés socialistes de ne pas voter la censure. Ainsi, le budget concernant le sport ne devrait pas bouger. Lors de la proposition du gouvernement Barnier, le sport devait se voir octroyer un budget d’environ 700 millions d’euros contre plus de 900 millions pour 2024. Une baisse qui s’explique notamment par la suppression des aides et des fonds accordés pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et pour la construction ou la restauration des différents sites accueillant des épreuves. Pour tenter de contrer ces coupes, des solutions existent comme des taxes sur les paris sportifs.
Une ministre au front
Cependant, ce budget aurait pu être encore plus faible car le projet de loi sur le budget du Gouvernement Bayrou prévoyait une nouvelle coupe de plus de 30 millions d’euros. Ce qui a provoqué la fronde chez les athlètes mais également de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marie Barsacq : “En ces temps compliqués, où l’on connaît les enjeux budgétaires de notre pays, on peut trouver des solutions. Nous avons connu avec Paris 2024 des contraintes budgétaires et nous avons trouvé des voies de passage” et de poursuivre “On ne peut pas, au lendemain des Jeux, sacrifier le sport”. Malgré ce soutien de taille, des inquiétudes continuent de pointer leur nez, quant à la capacité du sport français à maintenir son dynamisme et à accueillir des nouveaux licenciés surtout après l’élan donné par l’organisation des Jeux de Paris 2024.

Marie Barsacq, a réagi à la situation
Un coup de gueule chez les sportifs
En janvier dernier, quelques mois après l’événement le plus regardé de l’Histoire, et donc peu de temps après l’annonce d’une nouvelle baisse des finances concernant le sport prévue pour 2025. Pour montrer leur mécontentement, 425 athlètes et parathlètes qui ont participé aux Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 de Paris, ont signé une tribune. Signée par des figures emblématiques de l’été comme Teddy Riner, Léon Marchand, Aurélie Aubert ou encore Marie Patouillet, cette tribune marque une mobilisation égale à l’enthousiasme de la nomination de Paris comme ville hôte de la 33ème édition des JO. Ces sportifs y dénoncent une décision “incompréhensible” et qui met en danger le fameux héritage des Jeux de Paris. Ils rappellent également que le sport ne représente que 0,2 % des finances publiques et que cette réduction budgétaire risque d’entraîner des conséquences désastreuses pour le développement du sport en France.

“Le sport est un rempart contre les fractures sociales et territoriales, un levier d’insertion et un outil de prévention sanitaire essentiel”, voici les mots inscrits dans cette tribune, insistant sur le rôle fondamental du sport dans la cohésion sociale. Avec ce budget en baisse, les athlètes redoutent une dégradation des infrastructures, un affaiblissement du soutien aux athlètes de haut-niveau et une baisse des aides pour les clubs. Certains justement ont vu une hausse de licenciés de 5 % comme le judo se réjouit Djamel Bouras avant de critiquer cette baisse. : « Le sport, c’est la vitrine d’un pays”, convaincu que « plus les gens vont faire du sport, moins on va payer dans les hôpitaux” avant de qualifier le sport de « bouc émissaire de la société. Pourtant on a prouvé qu’on est une nation de sport, mais il faut qu’on aille tous
dans le même sens« . Le triple champion olympique de la discipline, Teddy Riner a
également réagi : “Le sport, c’est la santé, parce que c’est un moyen d’insertion sociale pour les jeunes” et de conclure : “Que l’État mette du budget !”

ainsi que de la tribune signée par 425 sportifs.
Nathan Rayaume, 5 ISFJ ALT SPORT

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