Crédits : Alexandros Michailidis – Getty images

Dès le début de leur candidature, Paris 2024 avait pour but ambitieux de réduire de moitié l’empreinte carbone des Jeux, en comparaison avec les éditions de Londres 2012 et de Rio 2016. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont été marqués par une ambition écologique sans précédent. Mais combien ont-ils réellement pollué ? Ont-ils véritablement été éco-responsables?

L’empreinte carbone des JO Paris 2024

Selon les organisateurs, les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont généré environ 1,59 million de tonnes équivalent CO2, soit une réduction de 54,6 % par rapport à la moyenne des éditions de Londres 2012 et Rio 2016. Cette réduction a été obtenue grâce à plusieurs initiatives, telles que l’utilisation de matériaux recyclés, la construction d’infrastructures temporaires et la promotion des mobilités douces. Les infrastructures utilisées étaient pour 95 % temporaires ou existantes, limitant ainsi les émissions liées aux nouvelles constructions.

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Initiatives éco-responsables mises en place

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont mis en place plusieurs mesures pour limiter leur impact environnemental. Par exemple, des points d’eau ont été installés un peu partout pour encourager l’utilisation de bouteilles réutilisables et limiter l’usage de plastique. 

L’économie circulaire a été également mise en avant, notamment avec l’utilisation de lits en carton pour les athlètes et les bénévoles. Ces lits en carton, bien qu’insolites, étaient une initiative pour minimiser l’impact environnemental. En outre, les organisateurs ont mis en œuvre un plan de compensation des émissions. Ce plan visait à compenser les émissions qui n’ont pas pu être évitées, notamment via des projets de reforestation ou d’énergie renouvelable.

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A ce sujet Emilio Lesage bénévole pendant les Jeux témoignent de ce qu’il a réellement pu observer : 

« Oui, j’ai vu pas mal d’initiatives écolos pendant les JO Paris 2024. Par exemple, il y avait des points d’eau partout pour remplir des bouteilles réutilisables et limiter le plastique dans lesquels je venais remplir ma gourde, après fallait la trouver …

Mais, il y avait aussi des choses pas très écolos. Par exemple, j’ai vu pas mal de bouteilles en plastique et de déchets par terre, malgré les points de recyclage. 

Les JO ont fait des efforts pour être plus écolos, et c’est bien. Mais il y a encore du travail. Les grands événements comme les JO ont un gros impact environnemental, donc chaque geste compte. Nos vêtements par exemple, devenu objet de convoitise bah enfaite on ne s’est pas d’où ils viennent … « 

Les défis écologiques restants

Malgré ces efforts, certains aspects des Jeux Olympiques de Paris 2024 n’ont pas été exempts de problèmes écologiques. Comme, la consommation de bouteilles en plastique jetables et les déchets par terre ont été observés, malgré les points de recyclage. L’utilisation de produits comme les bouteilles de Coca-Cola a aussi soulevé des questions sur le greenwashing, avec des critiques soulignant que la consommation excessive de plastique n’était pas en ligne avec les engagements écologiques des Jeux.


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J’ai pu interviewer France Fain, commerciale de la société Scopus qui a pu être au cœur des démarches de livraison et de ces apports en transport. 

« Alors, pour les JO Paris 2024, on avait ces bracelets d’identification, tu sais, pour les bénévoles, les athlètes, et tout le monde. Ils étaient faits de tissu, de vinyle, et de papier indéchirable, et ils venaient de Chine. Pas top pour l’empreinte carbone, franchement. Il y avait aussi des rubans adhésifs de France, mais la provenance exacte des matériaux, on ne sait pas trop…

Puis, il y avait ces badges éco-minéral pour les événements comme le triathlon, et ils venaient de France. Un bon point ça, non ? Et pour éviter le gaspillage, ils récupéraient les bracelets vierges pour les revendre. Pas de perte là-dessus, c’est déjà ça.

Mais attends, voilà le hic. Les livraisons étaient souvent faites en urgence, par scoot ou camion. Beaucoup de mails et de pièces jointes et on le sait ça bouffe pas mal de ressources énergétiques pour répondre aux besoins à temps.

Enfin, même si certains des matériaux pouvaient être recyclés ou revalorisés, la question qui reste, c’est tout ce qui a fini par terre. Qu’est-ce qu’on en a fait ? Ça reste un vrai problème. « 

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Conclusion

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont fait des efforts significatifs pour être plus éco-responsables, mais il reste encore du travail à faire. Les grands événements comme celui-ci ont un impact environnemental important, et chaque geste compte pour réduire cet impact. Il est crucial de continuer à sensibiliser et à trouver des solutions innovantes pour être encore plus éco-responsables à l’avenir.

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écrit par Chloé Desagnat

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