Face à l’urgence climatique, la place des transports est devenue centrale lorsqu’il est question de transition écologique. Représentant environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France, le secteur est désormais dans le viseur des gouvernements pour atteindre la neutralité carbone de 2050.

Éco-mobilité : de nouvelles alternatives durables. © Léane Cotrel

Prendre la voiture pour aller au travail n’aura jamais été un choix aussi politique. C’est dans ce contexte de prise de conscience générale pour l’écologie que l’éco-mobilité s’impose comme une solution, où de nombreuses pratiques visent à réduire. Entre mobilités douces et optimisation des trajets motorisés, les entreprises, collectivités et citoyens sont aujourd’hui encouragés à revoir leurs habitudes pour favoriser des modes de transport plus  respectueux de l’environnement. 

Historique et cadre législatif : des premières initiatives à la loi LOM

La prise de conscience autour du développement durable remonte aux années 1970, avec les  premières alertes scientifiques sur le réchauffement climatique et la pollution de l’air. En 1987, le rapport Brundtland définit le développement durable comme “un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs”. Cette vision s’impose progressivement dans les politiques publiques, notamment dans le secteur des transports. Cependant ce n’est que dans les années 1990 et 2000 que la notion de mobilité durable devient un véritable enjeu politique. L’Accord de Paris de 2015 marque un tournant décisif, engageant les  États à réduire leurs émissions de CO2. En France, la loi d’orientation des mobilités (LOM), promulguée en 2019, constitue une avancée  majeure. Elle vise à réduire la dépendance à la voiture individuelle et à encourager des alternatives plus écologiques. Parmi ses mesures phares : 

  • Le développement des infrastructures pour les mobilités douces (pistes cyclables, parkings  sécurisés, aides à l’achat de vélos électriques). 
  • La promotion du covoiturage et des transports en commun grâce à des  incitations  financières et des plateformes dédiées. 
  • L’obligation pour les entreprises de proposer un forfait mobilités durables à leurs salariés, encourageant l’usage du vélo ou du covoiturage pour les trajets domicile-travail. 
  • Un soutien accru aux véhicules propres, avec des primes à la conversion et le déploiement  de bornes de recharge pour les voitures électriques. 

Grâce à ces initiatives, l’éco-mobilité progresse dans le quotidien des Français et s’y immisce presque complètement, offrant ainsi une alternative viable à la voiture thermique individuelle. 

Eco-conduite : des pratiques plus responsables

Dans la transition vers des modes de transport plus durables, la mobilité douce et l’éco-conduite sont deux axes complémentaires qui permettent de réduire l’empreinte écologique des déplacements quotidiens. Alors que la mobilité douce repose sur des modes de transport non motorisés et  écologiques, l’éco-conduite se concentre sur l’optimisation de l’usage des véhicules pour minimiser leur impact environnemental.

Des alternatives durables

La mobilité douce, qui inclut la marche, le vélo, la trottinette ou encore le covoiturage, est de plus en plus encouragée dans les villes et par les entreprises, car elle permet de réduire de manière  significative les émissions de gaz à effet de serre. Ces modes de transport, tout en étant écologiques, sont également bénéfiques pour la santé et permettent de réaliser des économies sur le long terme,  tant pour les usagers que pour les collectivités. Cependant, pour les trajets nécessitant un véhicule, l’éco-conduite représente une solution efficace pour limiter l’impact environnemental des véhicules  motorisés. 

L’éco-conduite consiste à adopter des comportements au volant qui permettent de réduire la  consommation de carburant et, par conséquent, les émissions de CO2. Par exemple, la conduite souple (accélérations et freinages modérés) ou l’optimisation de la vitesse de croisière sont des  gestes simples qui contribuent à une meilleure efficacité énergétique.

Les initiatives des entreprises et des collectivités

Les entreprises et les collectivités jouent un rôle fondamental dans la promotion de ces deux  pratiques. De plus en plus, des politiques de mobilité durable sont mises en place pour favoriser  l’utilisation des véhicules électriques, le covoiturage, ou encore le recours aux transports en  commun. Cédric Cotrel, référent pédagogique du pôle « prévention des risques » à l’École de conduite française (ECF), souligne l’importance de l’accompagnement des entreprises et des  collectivités dans ce processus : 

« Les entreprises peuvent être amenées à se doter de véhicules plus écologiques. Nous valorisons de plus en plus des formations sur les mobilités douces, mais aussi sur l’éco-conduite et l’usage des véhicules électriques, que ce soit pour leurs salariés ou pour les collectivités. Ces formations permettent de sensibiliser à l’importance d’adopter des pratiques responsables au volant, tout en intégrant des solutions de transport plus écologiques. » 

Les collectivités locales investissent dans des infrastructures adaptées pour faciliter la pratique des mobilités douces, tout en soutenant l’éco-conduite. Par exemple, la création de stations de  recharge pour véhicules électriques, de zones à faibles émissions ou de réseaux de transport.

Léane Cotrel

2 responses to “Réduire l’empreinte carbone : une transition vers l’éco-mobilité”

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