Les 40 IMOCA la veille du départ du Vendée-Globe 2024/2025, le 9 novembre 2024. Crédits : Jean de Lacoste

Ils étaient 40 au départ de ce Vendée-Globe 2024/2025. Parmi eux, 25 IMOCA embarquaient des instruments de mesures scientifiques. Deux fois plus qu’il y a 4 ans. De plus en plus, les skippers s’engagent pour la préservation des Océans, parfois au détriment de la performance pure.

Fabrice Amadeo a largué il y a quelques jours ses deux dernières bouées. Le skipper de Nexans-Wewise est avant dernier, mais toujours dans la course. Après la longue traversée des mers du sud et le passage Cap Horn, il lui reste à remonter l’Atlantique et à parcourir moins d’un quart de la distance totale du tour du monde pour atteindre les Sables d’Olonne. Soit environ 4660 milles nautiques (un peu plus de 8 630 km). Pour celui qui s’est spécialement attaché à relever des données scientifiques tout au long de son parcours, il ne s’agit plus désormais que d’arriver à bon port.

L’ancien journaliste avait déclaré quelques semaines plus tôt qu’il y avait deux courses. Celles des foils et celles des dérives. Celle du vol et celle de la navigation. Celle de la performance et celle de la rencontre, parfois dure, parfois brutale et cruelle, avec l’Océan.

Pour cette 10ème édition de « l’Everest des mers », 25 marins ont pris conscience que le tour du monde pouvait avoir une portée au-delà du cercle fermé de la voile. Le partenariat qui a été signé entre le Vendée Globe, la Classe IMOCA et l’UNESCO, le premier du genre, témoigne de cette évolution. Il donne un rôle nouveau et très concret aux navigateurs dans la recherche sur les océans. Les 25 skippers qui se sont portés volontaires ont disséminés, sous des latitudes où très peu d’êtres humains s’aventurent, des instruments scientifiques qui collecteront des données en temps réel pendant plusieurs mois, voire au-delà.

Des bouées de surface, des stations météorologiques, des flotteurs profileurs Argo, des thermosalinographes, des bouées éducatives Calitoo, autant d’instruments perfectionnés qui émettront des données inédites pour mieux connaître et comprendre les courants marins, les changements climatiques, la formation des phénomènes météorologiques, la dérives des déchets, plus particulièrement dans les zones lointaines et méconnues du Grand Sud.

Laisser un commentaire