Mission Ma petite planète : Sensibiliser aux mégots jetés dans les rues

Ma petite planète revient pour un nouveau challenge grand public, et  l’édition qui a commencé le 27 janvier promet d’avoir un impact décuplé. En s’associant à On est prêt, le jeu écologique compte transformer chaque petit geste en une mobilisation collective.

« J’essaye à mon petit niveau de contribuer à un mode de vie plus éco-responsable« , confie Anais, participante au défi Ma petite planète (MPP). « J’ai beaucoup limité ma consommation de viande et je participe au compost collectif de ma résidence… Je viens chercher ici de nouveaux déclics pour m’améliorer encore sur ce long chemin.« 

Maxime, lui, parle d’un « réveil ». « 2024 a été l’année où j’ai pris conscience de l’urgence d’agir. Je suis développeur web, et jusqu’ici, ma vie tournait autour de l’informatique. Aujourd’hui, je veux y ajouter autre chose, donner du sens à mon quotidien. » Comme eux, de nombreux participants utilisent le challenge comme un tremplin pour transformer leurs habitudes et chercher un nouveau mode de vie. L’objectif ? Sortir de l’immobilisme et prouver que chaque effort individuel compte.

Agents de l’écologie

MPP, c’est un jeu de défis écolos par équipes, conçu pour motiver les joueurs à intégrer des pratiques plus responsables dans leur quotidien. En s’associant à On est prêt, un mouvement lancé en 2018 pour sensibiliser et mobiliser sur les enjeux environnementaux et sociaux, une grande communication s’est mise en marche. Les joueurs sont désormais des agents recrutés pour une opération ultra-secrète. Pour y participer, rien de plus simple : télécharger l’application Ma petite planète et s’engager à relever les défis pendant 3 semaines.

Chaque joueur rejoint donc une ligue de 6 à 20 personnes, intègre une équipe et tente de valider un maximum de défis écologiques pour accumuler des points. Manger local, réduire son empreinte carbone, ramasser des mégots… Chaque mission rapporte des points bonus, tandis que les actions polluantes, comme prendre l’avion ou faire seul un court trajet en voiture, font perdre des points.

Le défi “Combien de planètes ?”, invite par exemple chaque agent à mesurer son empreinte carbone grâce à des outils comme l’ADEME ou MyCO2. Actuellement, la moyenne en France est d’environ 10 tonnes de CO2 par personne et par an. Pour limiter le réchauffement climatique à +2°C, il faudrait atteindre 2 tonnes en 2050. « On partage nos résultats sur Discord, et chacun donne ses conseils pour réduire ses émissions. C’est hyper motivant et on voit qu’on est pas seul à galérer« , témoigne Maxime. Pour beaucoup, les principaux postes d’émissions sont la voiture et l’alimentation. 

Sensibiliser ne suffit plus

À l’origine de Ma petite planète, un constat simple : sensibiliser ne suffit plus, il faut embarquer les citoyens dans l’action. Clément Debosque, cofondateur du projet, raconte la genèse de l’initiative : « La canicule de 2019 à Paris, avec plus de 42°C, a été un déclic. Voir les arbres mourir sur place, c’était insoutenable. J’ai voulu créer un concept qui rende l’action écologique accessible et motivante. »C’est ainsi qu’est née l’idée d’un jeu, inspiré du succès de Mon petit gazon, qui rassemblait des millions de joueurs autour du football.

« Pourquoi ne pas appliquer cette mécanique à l’écologie ? » s’est-il demandé. Après plusieurs refus d’incubateurs, le projet finit par décoller grâce au bouche-à-oreille et à l’engagement de ses premiers joueurs. Aujourd’hui, MPP a déjà mobilisé plus de 500 000 personnes et totalise plus de 6,4 millions de défis réalisés pour la planète.

Citoyens, entreprises et écoles

Si MPP séduit le grand public, les entreprises et les écoles ne sont pas en reste. En intégrant les défis dans leur quotidien personnel et professionnel, les salariés découvrent des gestes pour réduire leur impact environnement tout en renforçant l’esprit d’équipe. EDF, Decathlon, Thales ou encore La Poste ont déjà relevé le défi.

Les écoles quant à elles disposent de quatre versions du jeu spécialement adaptées aux différents niveaux, de la maternelle au lycée. “L’objectif du challenge scolaire, c’est de valider le plus de défis pour la planète, en jouant avec sa classe. Les jeunes peuvent se rendre compte de leur pouvoir d’action.” détaille Clément. Présente dans au moins un établissement par département en France, l’initiative vise à être un pilier de l’éducation à l’écologie. 

Alors qu’il ne reste que deux semaines de challenge à l’édition actuelle, l’enthousiasme ne faiblit pas. Chacun, entreprise, citoyens ou école, contribue à ce mouvement collectif. L’aventure continuera lors de la prochaine édition qui débutera le 26 mai : un rendez-vous à ne pas louper pour s’engager, apprendre et passer à l’action. D’ici là les agents secrets auront le temps d’intégrer durablement leurs nouvelles habitudes éco responsables. Une partie se termine, mais l’opération ultra-secrète, elle, continue. 

Margaux Demarchez

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